
Selon les statistiques sur la monnaie et le crédit publiées par la Banque centrale du Nigéria, en mars 2025, 92 % de la masse monétaire – circulaient en dehors du système bancaire. 🍶
Derrière le rayonnement du pays (première économie du continent avec 224 millions d’habitants selon National Geographic), se dresse un constat : la domination du cash dans les transactions.
Ce constat représente de réels enjeux de politique monétaire à savoir :
🛑L’ augmentation de la volatilité économique conduisant à la dérégulation.
🛑 Le manque de transparence : cette forte proportion en cash échappant à la réglementation fait le lit à l’évasion fiscale, au blanchiment d’argent et au financement d’activités illicites.
L’évasion fiscale et la fraude constitueraient un manque à gagner annuel de💲15 milliards à 💲 25 milliards pour le Nigeria selon la Commission Économique pour l’Afrique (CEA) et Tax Justice Network .
Cette tendance trouve son origine dans plusieurs facteurs :
⚠Le manque de confiance dans les services bancaires ( retards dans les virements, mauvaise expérience client au niveau des automates…);
⚠L’usage exclusif de l’argent dans l’économie informelle représentant plus de 50 % du PIB.
⚠Le manque criard de guichets bancaires dans l’arrière-pays;
🎸Au pays de Fela, quand les DAB/GAB se font rare, le cash se fait voir.
En revanche, il arrive parfois que les populations bancarisées aient recours au cash soit par choix ou par contrainte (en cas de fermeture des services bancaires).
🎫Plusieurs fintechs encadrées par le régulateur Nigérian favorisent l’inclusion numérique notamment Paystack ,Moniepoint Group , OPay …
Selon le rapport de Disrupt Africa (2022-2023), les transactions des fintechs représenteraient des centaines de milliards de $ avec une croissance annuelle de 20-30% (faisant du Nigéria , le plus grand marché de fintechs d’Afrique).
📱Le mobile money constitue par ailleurs, un vecteur de circulation de la monnaie électronique à travers des acteurs comme MTN ,airtel , Globacom…
📟 La monnaie numérique (e-naira) est le fruit de partenariats entre la Banque centrale du pays, les banques commerciales et les fintechs (D’autres partenariats publics privés s’inscrivent dans ce sens).
En dépit des initiatives sus-mentionnées et des mesures agressives envisagées par le comité de politique monétaire, la fin imminente de l’usage de l’argent liquide reste une véritable gageure. Cette tendance est quasiment similaire dans la plupart des pays de la sous-région ouest Africaine .
#Questions ⁉
⚡ Comment renforcer la confiance dans les services bancaires?
📳Quel rôle réel peuvent jouer les fintechs pour reconnecter l’économie informelle au système économique formel en s’adaptant au contexte local (sans brusquer les usages )?
Sources :
https://lnkd.in/e4CGBuwk

