➡Le 23 Janvier 2024, la BCEAO (compte officiel) décidait (par instruction numéro 001-01-2024) d’encadrer les fintechs de paiement au sein de l’Union Monétaire Ouest Africaine.
Ces structures à fort potentiel de croissance pour la plupart voient le jour grâce à l’émergence du #mobile_money: solution d’envoi et de réception de l’argent via le téléphone portable.

Quelques chiffres clés sur le #mobile_money en Afrique de l’ouest :
Le montant des transactions financières via #mobile_money s’élevait à 171 959 milliards FCFA en 2023, selon la commission bancaire UMOA dont :
-Opérations de rechargement en cash :61 261.2 milliards FCFA;
-Les retraits cash : 34 608,8 milliards FCFA;
Transferts Personne à personne (environ 24 370,5 milliards ) /1€= 655.957 FCFA.

Véritables enjeux de cette décision:

-Risque de fraude, blanchiment de capitaux;
-Sécurité des transactions ;
-Confiance de la part de l’écosystème
-Inclusion financière ;
-Protection des acteurs des systèmes de paiement;
-Compatibilité avec les réseaux internationaux.

➡Dès l’introduction de la mesure, l’institution bancaire a accordé une période transitoire de six mois avec prorogation jusqu’au 31 Janvier 2025 pour se conformer à la nouvelle disposition (selon Jeune Afrique).Lequel délai a ensuite été prorogé jusqu’au 31 janvier dernier puis au 1er Mai 2025 sous peine de cessation d’activité.

Contraintes soulevées par les acteurs :
-Traitement des dossiers d’agrément chronophage.
-Cessation d’activité pour certaines fintechs dont la demande d’agrément a été déposée dans les délais et l’agrément est en attente.
-Asymétrie d’information (partagée par certains acteurs).

J’en veux pour preuve, le cri de cœur lancé par le patron de ORYA TECHNOLOGIES à l’endroit des autorités compétentes du Sénégal.

➡Résultats des courses :

-100 à 200 d’agréments en attente selon Jeune Afrique ;
-Arrêt total des activités pour 80% des fintechs basées au Senegal qui auraient satisfait au dépôt d’agrément (cf source).

Même si certaines fintechs ont obtenu récemment le Saint Graal, un cadre de dialogue permanent serait à privilégier entre l’instance sous régionale et les différents représentants nationaux des acteurs du système de paiement ouest Africain a minima (si ce n’est déjà le cas).

Question ⁉

Quel impact l’obtention de l’agrément aura sur les frais de transaction ?Sur quel aspect reposera désormais l’avantage concurrentiel des EDP
Source :
https://lnkd.in/exhkWGxr
https://lnkd.in/e3CCqfrs
https://lnkd.in/evdi6Yfu